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la parité tarifaire sur booking.com en Suisse et en Belgique

Les hôteliers en guerre contre Booking.com en Belgique et en Suisse

Ça gronde au delà de nos frontières, en Belgique et en Suisse… Le vent de révolte des hôteliers souffle de plus en plus fort sur booking.com, sa maison mère Priceline, et sur toutes les autres OTA (Online Travel Agencies). L’objet de la révolte ? La parité tarifaire, cette règle qui impose aux hôteliers de proposer les mêmes tarifs quelque soit le canal de distribution. Concrètement, un hôtelier doit réserver ses meilleurs tarifs à Booking.com, et ne peut pas proposer de tarifs plus avantageux sur son site internet.

La France s’est enfin débarrassée de cette clause abusive avec la loi Macron promulguée en août 2015, ainsi que nos voisins allemands.Les hôteliers peuvent depuis plus d’un an gérer leur politique tarifaire telle qu’ils le souhaitent, même si dans les faits, cette liberté est encore peu visible.

C’est au tour aujourd’hui à la Suisse et la Belgique de se manifester. En Suisse, une commission du Conseil des États soutient une motion interdisant la clause de parité tarifaire, en arguant le fait que cette clause ne profite ni à la concurrence, ni au consommateur, ni à l’hôtelier, mais uniquement aux centrales de réservations en ligne. Cela fait déjà quelques temps que les politiques suisses se sont penchés sur la question, sans trouver encore de consensus. En Belgique, ce sont les 3 fédérations HoreCa (organisation professionnelle qui réunit, défend et représente les PME et indépendants) qui ont envoyé un courrier aux ministres Willy Borsus et Kris Peeters en charge respectivement des PME et de l’emploi, pour demander la fin de la « parité étroite ». Ils estiment que ce sont les petits hôteliers indépendants qui sont les plus pénalisés et réclament eux aussi une loi Macron.

Les débats restent encore vifs entre les différents acteurs, mais tôt ou tard, il faudra trancher. A moins que la commission européenne s’en mêle ?